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Congrès national: samedi 30 juin 2012 à Bienne

Hessel









Le Congrès annuel de La Gauche aura lieu à Bienne le 30 juin prochain, avec la présence exceptionnelle de Stéphane Hessel. Nous attendons les militants de La Gauche-Vaud nombreux à cette occasion. Inscrivez-vous au plus vite en cliquant sur ce lien.

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Echos d'une législature au Grand Conseil

Cinq ans cela peut paraître long.  Or, pour un canton qui compte près de 800'000 habitants, il n’y a pas trop de séances, chaque mardi, pour suivre le rythme des projets à réaliser. Depuis l’incendie du bâtiment de Perregaux, c’est au Palais de Rumine, sous les allégories du peintre Rivier,  que se discutent  et se décident les sujets et les lois qui concernent la vie de tous les jours des habitants du canton : des impôts aux assurances sociales, du logement aux hôpitaux  ou à l’école, des transports à la justice, de l’environnement à la police. Malgré une majorité clairement à droite du Parlement, les votes sont serrés. L’adage « chaque voix compte » se vérifie fréquemment, au point que c’est parfois la voix prépondérante du président ou de la présidente du Grand Conseil qui enterre ou fait aboutir un projet.

Le groupe POP solidaritéS compte une majorité de femmes, c’est une exception. Et ce ne sont pas moins de 130 interventions (initiatives, motions, postulats, interpellations, questions) qui ont été déposées par le groupe au cours de la législature. Tous les domaines sont concernés : santé, logement, école et formation, environnement, droits des citoyens, économie et finances, immigration, transports, agriculture de proximité.

Des succès et des alliances

Un petit groupe comme celui-ci peut se targuer de jolies victoires. Comme tout récemment par le soutien à une formation professionnelle pour les jeunes sans papiers, une initiative cantonale qui sera  adressée aux Chambres fédérales.  Un succès aussi, parmi d’autres,  que celui de la proposition d’instaurer une assurance cantonale pour les soins dentaires et la création de policliniques dentaires. Mais là, on attend encore la concrétisation par le département de la santé de Pierre-Yves Maillard,  qui a largement dépassé le délai légal de réponse. Les interventions prennent en effet beaucoup de temps pour passer de la proposition à la réalisation. Ainsi, en juin 2006, une motion popiste proposa un comité de députés visiteurs de prison. Le Conseil d’Etat commença, tout innocemment, par instaurer une instance qui ne respectait ni le fond ni la  forme de la proposition. Ce n’est que ces jours-ci que le Parlement va pouvoir voter enfin sur un fonctionnement respectueux du vote initial, grâce à la réaction du Grand Conseil et de son Bureau.

Les comptes et le budget sont l’occasion d’exprimer les désaccords du groupe avec les stratégies politiques du  gouvernement et de son président Pascal Broulis,  plus soucieux de limiter les moyens à disposition que de répondre aux besoins de la population. Le groupe a vivement combattu la ridicule frilosité  de la politique des investissements. Un récent sursaut préélectoral vient de faire surgir 500 millions d’une discrète cagnotte et permettra de ressusciter des projets de transports et d’énergies renouvelables.

 Les projets de loi sont aussi le lieu de propositions d’améliorations et les amendements du groupe sont susceptibles de trouver des appuis. Car le rôle du député est aussi de chercher  des alliances. Ce fut le cas avec des propositions communes avec le PS et les Verts, comme dans le domaine de la suppression des forfaits fiscaux, de la lutte contre l’espionnage d’ATTAC par Nestlé ou du contrôle du fichage des citoyens.

Le groupe POP solidaritéS  a prouvé par ses propositions et sa vive participation aux débats qu’il est, plus qu’un aiguillon, un indispensable acteur de la politique vaudoise. 

Christiane Jaquet Berger

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Présentation de notre candidat au Grand Conseil dans l'Ouest lausannois, Didier Divorne:

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6 semaines de vacances pour toutes et tous!

Rejetée par le Parlement en votation finale, l’initiative 6 semaines de vacances pour tous sera donc soumise au peuple le 11 mars. Histoire de devancer la campagne culpabilisante que sauront nous proposer les partis de droite et autres centres patronaux, voici quelques comparaisons au niveau européen qui vous aideront à casser les idées reçues.

Le plus haut taux d’occupation professionnelle : Avec un taux d’occupation de 79,2 %, la Suisse arrive en tête, loin devant la moyenne européenne qui varie entre 55 et 70 %.

Les plus longues durées de travail: A plein temps, les travailleurs suisses occupent à nouveau la première place. Avec 44 heures par semaine, ils travaillent beaucoup plus que leurs collègues allemands (40 heures) ou leurs collègues français (37 heures).

De longues journées de travail: En Suisse environ 46 % des travailleurs accomplissent des journées de travail supérieures à 10 heures. Dans les autres pays européens ce pourcentage n’est que de 37 %.

Beaucoup de travail de nuit: Nous sommes aussi les champions d’Europe du travail de nuit. Environ 23 % des actifs travaillent régulièrement de nuit en Suisse quand nos voisins sont entre 17 et 18%.

Des vacances limitées: Avec 20 jours de congé légaux, les travailleurs suisses occupent la lanterne rouge en Europe, loin derrière les Finlandais, (30 jours), les Anglais (28 jours) ou les pays scandinaves qui disposent de 25 jours de vacances par année.

Moins de jours fériés qu’ailleurs : La Suisse est aussi l’une des nations les moins généreuses en octroi de jours fériés. Avec 9 jours fériés, les travailleuses et travailleurs en Suisse sont loin derrière les européens.

Vous l’aurez compris, la Suisse est un pays où l’on travaille beaucoup. Malgré cela on essaye de nous faire croire que ce n’est pas assez, qu’il faut travailler plus, toujours plus. Pourtant entre 1992 et 2007 en Suisse, la productivité a augmenté de 21,5 pour cent, alors que la masse salariale n’a augmenté elle que de 4,3 pour cent. Le résultat étant que nous produisons beaucoup plus pour le même salaire. Il est donc important de rééquilibrer la charge de travail et les périodes de récupération. Car en les poussant ainsi, les travailleurs dépassent leurs capacités et mettent leur santé en danger. Cette charge de travail trop élevée a d’ailleurs un coût chiffré par le secrétariat d’Etat à l’économie à 10 milliards de francs par an. Les 6 semaines de vacances sont donc un dû que nous aurions du reprendre il y a longtemps. A vous de faire en sorte que ce soit le cas en votant OUI à l’initiative 6 semaines de vacances pour tous. Et à l’avenir ne vous laissez plus traiter de fainéant quand vous souhaitez simplement prendre un repos bien mérité.

Plus d’infos sur www.travailsuisse.ch

 
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Ensemble, traçons d'autres voies

Le capitalisme a toujours connu des crises, qu'il n'a surmontées que par une croissance toujours relancée. Aujourd'hui, il se heurte aux limites de la planète. Pour survivre, il doit s'emparer des derniers territoires qui lui échappent, privatiser les services publics, transformer en marchandise tout ce qui est encore gratuit, jusqu'à nos vies dans ce qu'elles ont de plus intime. Production et rentabilité doivent sans cesse augmenter, il faudrait travailler plus pour gagner plus et consommer toujours plus. Pourtant, chômage, précarité, violences et inégalités augmentent en fonction de la concentration des richesses.

A gauche comme à droite, ce développement chaotique est baptisé «durable» ; mais, en vérité, c'est l'exploitation à court terme des humains et le gaspillage des ressources naturelles non renouvelables qui se poursuivent. Notre environnement subit ainsi des dégâts irréversibles, mettant en danger l'ensemble des espèces vivantes et donc l'avenir même de l'aventure humaine. Alors que l'urgence est manifeste, qu'elle est scientifiquement reconnue, les gouvernements et les institutions internationales ne font rien pour stopper cette course suicidaire.

Par contre, ils sont toujours là pour démanteler les assurances sociales, et faire des cadeaux aux plus riches, aux entreprises et aux banques, épuisant ainsi les ressources des collectivités publiques. Nous accusons ainsi les intérêts économiques globaux d'être les pires ennemis de la justice sociale et de l'écologie.

Nous voulons tracer d'autres voies économiques et politiques, construire une société plus responsable, plus solidaire et plus équitable. Pour cela, nous mettons en cause le mythe de la croissance infinie et proposons de redéfinir de toute urgence nos priorités et nos besoins fondamentaux.

Pour ce faire, nous défendons les axes suivants : réduction du temps de travail ‑ relocalisation - droit au logement ‑ sécurité et souveraineté alimentaire ‑ système de santé de qualité pour toutes et tous - abolition des privilèges fiscaux et redistribution des richesses ‑ régularisation des sans‑papiers ‑ respect de la vie privée.

Nous voulons aussi renouer avec d'autres dimensions essentielles de la vie ‑ culturelle, artistique, affective, spirituelle, philosophique, citoyenne, altruiste ‑ reléguées aujourd'hui à une place marginale, mais qui pourraient être développées réellement sans limites et sans péril pour la planète.

Nous nous opposons frontalement à tous ceux dont le fonds de commerce est le rejet des différences et des minorités, ainsi qu'à ceux ‑ souvent les mêmes ‑ qui voient la solution dans la diminution du nombre d'humains ici et sur la planète.

Refuser la résignation ! Résister ! Lutter ! Défendre et étendre, à tous les niveaux, un contrôle démocratique sur les ressources disponibles, les infrastructures et les conditions de vie et de travail ! Inventer ensemble un mode de vivre fondamentalement différent, à même de garantir un avenir aux générations présentes et futures ! Le défi est de taille. Le relever commence ici et aujourd'hui par l'engagement de toutes et de tous dans des actions multiples: individuellement, collectivement, politiquement.

C'est dans cette perspective que nous présentons, au Grand Conseil et au Conseil d'Etat en mars 2012, une candidature où convergent les courants de la «gauche de gauche» et de l'objection de croissance. Alors que les partis installés débattent de retouches au système, nous proclamons qu'un radical changement de cap est nécessaire, urgent et possible.